Immobilier Commercial : point marché sur le commerce au 1er semestre 2021

Nos études de marché

L’an II du coronavirus

Un an après l’entrée en vigueur du 1er confinement, les Français ont à nouveau été confinés et un nombre conséquent de boutiques et de commerce ont à nouveau été soumis à des mesures restrictives. Si le commerce français a été très perturbé au printemps 2020, il s’est montré plus résilient par la suite. Selon la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé (PROCOS), le chiffre d’affaires des magasins du commerce spécialisé recule, par rapport à avril 2019, de 94 % en avril 2021 contre seulement de 63 % en 2021. Cette logique s’observe également au niveau de la consommation des ménages : une baisse moins marquée pendant les 2èmes et 3èmes confinements qu’au printemps 2020.

Dans ces conditions, le commerce reste un secteur d’activité fragilisé et certaines franges souffrent tout particulièrement des restrictions sanitaires : le commerce de flux souffre, par exemple, du nombre restreint de voyageurs. En outre, de nouvelles enseignes ont été placées en redressement judiciaire à l’instar d’Agatha, d’Exki France ou encore d’Office Depot. Il convient toutefois de souligner que la retail apocalypse tant redoutée n’a pas eu lieu. L’État et les collectivités locales et territoriales continuent de soutenir le secteur et ont même renforcé certains dispositifs : le fonds de solidarité a été élargie, un crédit d’impôt à destination des bailleurs a été mis en place, un nouveau fonds a été créé pour aider les entreprises à supporter leurs charges fixes, etc.

Malgré cette conjoncture toujours fragile, certains acteurs ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Le commerce de proximité et la distribution bio ont largement profité de la volonté des consommateurs de se dirgier vers des produits plus frais, plus locaux, plus sains. Les enseignes textiles ont également pris en compte cette tendance d’aller vers une consommation plus responsable en multipliant les initiatives liées aux vêtements de seconde main. Enfin, les derniers mois ont été marqués par l’essor de nouveaux secteurs comme les Dark Kitchen ou le Quick Commerce.

 

Un immobilier redessiné par le Covid-19 ?

Après avoir s’être effondré au 2ème trimestre 2020, l’indice des loyers est à nouveau orienté à la hausse. L’indicateur publié par l’INSEE atteint même au 1er trimestre 2021 son plus haut niveau historique avec un indice de 116,73, en hausse d’un demi-point sur un an. Selon les données compilées par Codata sur l’immobilier commercial, le taux de vacance des emplacements commerciaux progresse de 0,53 points et passe de 9,49 % en 2019 à 10,02 % en 2020, dans la continuité des années précédentes.

Pénalisés par les mesures de restriction sanitaire et le recours au télétravail, les commerces des zones touristiques et des quartiers d’affaires ont été moins fréquentés. Dans ces conditions, ces territoires ont connu une baisse des demandes exprimées et une augmentation de la vacance. À l’inverse de ces difficultés, les quartiers résidentiels sortent vainqueurs de la crise. En effet, les consommateurs ont privilégié les commerces de proximité. Les emplacements dit « numéro 2 » ont ainsi été particulièrement demandés tout au long de la crise sanitaire.

Une évolution confirmée par Michael Cross, directeur du pôle Commerce d’EVOLIS : il fait état d’une forte demande pour les surfaces de 200 à 500 m² en emplacement numéro 2. En outre, Michael Cross met en avant une certaine stabilité des valeurs locatives. Il note toutefois une légère hausse pour les produits les plus recherchés du fait de la forte concurrence entre les preneurs.

Enfin, le marché francilien de l’investissement commercial est toujours fortement ralenti : seulement 148 millions d’euros ont été investis au 1er semestre. Les fermetures administratives, les problématiques des loyers ou encore les risques de défaillances incitent les investisseurs à la prudence. La 2nde couronne truste 70 % des montants investis en 2021. Cet état de fait témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs pour les zones périphériques et les centres-villes des communes les plus éloignées de Paris. Cette tendance est également visible à Paris : sur les 22 signatures recensées par EVOLIS, une grande majorité concerne les arrondissements extérieurs ou des quartiers à forte dominante résidentielle.

Sources : Banque de France, INSEE, Codata, Procos, Les Echos, LSA Conso, EVOLIS

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